La prévention est présente au Printemps de Bourges depuis les années 1990, mais c’est en 1997 que les différents stands se sont regroupés dans un même espace pour gagner en impact et en cohérence.
Sous le nom de « Fête la pause » depuis 2019, cet espace coordonné par la FRAPS (Fédération régionale des acteurs en promotion de la santé) réunit Addictions France, la Maison des adolescents, la CPAM (Assurance Maladie), le CeGIDD (Centre gratuit d’information, de dépistage et de diagnostic), le Planning familial, le CIDFF (Centre d’information sur les droits des femmes et des familles), France Victimes 18, l’Apléat-Acep (Association de santé et de solidarité).
Des équipes de maraudes (menées par Addictions France, Apleat-Acep et la Ligue de l’enseignement) sillonnent également la ville et un bus de réduction des risques est stationné au bord du festival. Principalement financée par l’ARS et la Préfecture du Cher (via la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives-Mildeca), cette opération est coordonnée par le Service départemental à la jeunesse, à l'engagement et aux sports (SDJES) de la Direction des services départementaux de l'éducation nationale (DSDEN).
Ses actions portent sur différentes thématiques : les conduites addictives (produits licites ou illicites), les risques auditifs, la contraception, la prévention du VIH et des IST, le consentement, et, de façon plus générale, la bonne gestion de la fête.
C’est une prévention positive, à la fois ludique et non culpabilisante
, explique Nathalie Junet, responsable de la FRAPS 18. Plutôt que de parler de prévention, nous voulons accompagner les festivaliers et prévenir les risques inhérents à leurs pratiques.
L’an passé, 5 625 festivaliers ont accédé à cet espace de prévention : 21 % d’entre eux avaient moins de 18 ans et 43 % ont pu échanger avec un professionnel. 2 400 éthylotests, 3 200 bouchons d’oreilles, 1 300 préservatifs masculins, 300 préservatifs féminins et plus d’un millier de documents d’informations (brochures ou flyers) ont été distribués.
Les pics de fréquentation ont eu lieu les jeudis et vendredis. Le dimanche, le public du festival est plutôt familial alors que les jeunes sont plus présents en semaine
, commente Nathalie Junet. En journées, nous organisons des animations pour faire passer des messages de prévention de manière ludique. Le soir, entre 22 h et 2 h, nous sommes vraiment dans la prévention des risques avec des personnes qui ont déjà consommé : ils viennent pour se reposer voire, dans certains cas, pour être pris en charge.
Les festivaliers ont l’air d’apprécier : Meilleur stand du Printemps de Bourges, je vous aime d’amour !
, a tagué l’un d’entre eux l’année dernière.




