Qualité de l'eau potable en 2019

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En Centre-Val de Loire plus de 13 000 prélèvements sont annuellement planifiés par l’ARS, au titre du contrôle sanitaire, pour s’assurer de la qualité de l’eau distribuée depuis la ressource jusqu’au robinet du consommateur. Les éléments présentés ci-dessous constituent une synthèse régionale de la qualité des eaux distribuées pour l’année 2019.
Corps de texte

En 2019, 99 % de la population régionale a bénéficié d’une eau de bonne qualité bactériologique, avec un taux de conformité des analyses supérieur à 95 %. Par ailleurs, 1 % de la population régionale a été desservie par une eau dont le taux de conformité était compris entre 70 % et 95 %. Aucune unité de distribution n’a été alimentée par une eau de mauvaise qualité bactériologique, soit un taux de conformité inférieur à 70 %.

 

En 2019, 25 475 habitants, soit 1 % de la population régionale, ont consommé une eau dont la teneur moyenne en nitrates a dépassé 50 mg/l. Le département d’Eure-et-Loir reste, comme les années précédentes, le département le plus concerné de la région.

L’amélioration de la qualité de l’eau distribuée vis-à-vis des nitrates se confirme sur le long-terme. En dix ans, le nombre d’habitants desservis par une eau non conforme en nitrates a été divisé par deux. Cette amélioration résulte principalement de la mise en place d’interconnexions, du recours à de nouvelles ressources, voire de l’installation de stations de traitement de dénitrification.

 

Carte Nitrates 2019
Carte Nitrates 2019
Carte Nitrates 2019
Carte Nitrates 2019
Carte Nitrates 2019
Carte Nitrates 2019
Carte Nitrates 2019
Carte Nitrates 2019
Carte Nitrates 2019
Carte Nitrates 2019
Carte Nitrates 2019
Carte Nitrates 2019
Carte Nitrates 2019
Carte Nitrates 2019

 

En région Centre-Val de Loire, en 2019 : 

  • 76 % de la population, soit 1 963 565 habitants, a été alimentée par de l’eau conforme aux limites de qualité,
  • 11 % de la population, soit 296 215 habitants a été alimentée par de l’eau ayant fait l’objet d’un dépassement ponctuel (de moins de 30 jours) en pesticides,
  • 13 % de la population, soit 333 903 habitants a été alimentée par de l’eau ayant présenté des dépassements récurrents (plus de 30 jours dans l’année) en pesticides.

En 2018, la recherche dans l’eau de nouvelles molécules, issues notamment de la dégradation du métolachlore et du métazachlore (herbicides), avait entraîné une hausse sensible des non conformités par rapport au bilan de l’année 2017. Il est constaté en 2019 une amélioration de la qualité des eaux distribuées. Ainsi, au niveau régional, le nombre d’habitants concernés par des non conformités chroniques a diminué de 100 000 habitants, passant de 17% à 13% de la population régionale.

Ces dépassements n’ont toutefois pas nécessité la mise en place de restriction de l’utilisation de l’eau pour les usages alimentaires, conformément aux préconisations de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES). En effet, pour ces paramètres non conformes, aucun dépassement de la valeur sanitaire maximale (Vmax) définie par l’ANSES n’a été observé (NB : pour rappel, les règles de gestion applicables sont mentionnées dans la rubrique "réglementation-onglet pesticides").

 

Cartes Pesticides 2019
Cartes Pesticides 2019
Cartes Pesticides 2019
Cartes Pesticides 2019
Cartes Pesticides 2019
Cartes Pesticides 2019
Cartes Pesticides 2019
Cartes Pesticides 2019
Cartes Pesticides 2019
Cartes Pesticides 2019
Cartes Pesticides 2019
Cartes Pesticides 2019
Cartes Pesticides 2019
Cartes Pesticides 2019

 

2 040 analyses de chlorure de vinyle monomère (CVM) ont été réalisées en 2019 aux robinets d’immeubles ou de logements. Le taux de non-conformités a été de 6 % et les non-conformités confirmées ont représenté 2,5% des analyses. Il convient de préciser que la présence de CVM en un point ne signifie pas que cette pollution affecte l’ensemble du réseau ou de la ville. En effet, la présence de CVM est liée à l'existence de conduites en PVC posées avant 1980 et les concentrations rencontrées dépendent de paramètres locaux (linéaires de conduites concernées, temps de séjour de l’eau dans les conduites…).

En pratique, les extrémités de réseaux, en zone rurale plus particulièrement, sont les plus concernées en raison d’un temps de séjour de l’eau majoré. Leur impact est donc limité concernant la population exposée. Des restrictions de consommation ont été prononcées dans les secteurs concernés en cas de non-conformité confirmée.

L’ARS Centre-Val de Loire a engagé en 2012 une campagne de mesures des ions perchlorates dans les eaux destinées à la consommation humaine mettant en évidence la nécessité de suivre ce paramètre principalement dans le Loiret et l’Eure-et-Loir.

Fin 2019, 18 UDI du Loiret totalisant 15 595 habitants (soit 2,3 % de la population), 52 UDI d’Eure-et-Loir (99 816 habitants soit 23 % de la population) et une UDI de l’Indre (3 855 habitants soit 1,7 % de la population) étaient alimentées par une eau dont la teneur moyenne en ions perchlorates a dépassé le seuil de 4 µg/l, à partir duquel il est recommandé de limiter l’utilisation de l’eau pour la préparation des biberons des nourrissons de moins de 6 mois. De plus, sept UDI du Loiret totalisant 2 193 habitants (soit 0,3 % de la population) ont été alimentées par une eau dont la teneur moyenne en ions perchlorates a dépassé le seuil de 15 µg/l à partir duquel il est recommandé de limiter l’utilisation de l’eau pour la préparation des biberons des nourrissons de moins de 6 mois, ainsi que pour les femmes enceintes et allaitantes. Des recommandations adaptées de limitation de consommation ont été adressées aux abonnés.

En 2019, au niveau régional, 29 UDI représentant 27 523 habitants, soit 1 % de la population régionale, ont consommé une eau dont la teneur moyenne en sélénium a dépassé la limite de qualité. En fonction des concentrations observées, des messages d’information adaptés ont été diffusés aux populations concernées, notamment des recommandations de non prise de compléments alimentaires à base de sélénium.

Conclusion du bilan 2019

Ce bilan montre que l’eau distribuée dans la région est de qualité satisfaisante avec toutefois des disparités géographiques. Ainsi, les problèmes de qualité liés aux nitrates, mais également aux perchlorates et au sélénium, affectent majoritairement le sud-est du département d’Eure-et-Loir ainsi que le nord du département du Loiret.

Cette synthèse confirme la tendance à l’amélioration de la qualité de l’eau distribuée observée globalement depuis 10 ans pour les nitrates. 

Il convient toutefois de souligner que les améliorations sont souvent liées à la mise en place de mesures curatives (dilution, traitement, changement de ressources…), et qu’elles ne résultent pas, sauf exception, d’une meilleure qualité des eaux souterraines.

Concernant les pesticides, il est constaté en 2019 une amélioration de la qualité des eaux distribuées. Ainsi, au niveau régional, le nombre d’habitants concernés par des non conformités chroniques a diminué de 100 000 habitants, passant de 17% à 13% de la population régionale. Ces dépassements n’ont toutefois pas nécessité la mise en place de restriction de l’utilisation de l’eau pour les usages alimentaires, conformément aux préconisations de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES).

Cette synthèse doit permettre de sensibiliser les acteurs de l’eau sur la fragilité de la ressource dans la région et de conduire au développement de projets territoriaux portant l’amélioration de la qualité de l’eau et la sécurisation de l’alimentation en eau : élaboration et mise en œuvre de Plans de gestion de la sécurité sanitaire des eaux distribuées (PGSSE), de mesures de protection de la ressource en eau…

Aller plus loin

Pour en savoir plus

Les risques sanitaires et les règles de gestion applicables aux non conformités sont mentionnés dans la rubrique "réglementation".