Covid-19 : informations et recommandations au grand public

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Vaccination, gestes de prévention, tests : tout ce qu'il faut savoir sur la Covid-19.

Il existe actuellement une recrudescence de la circulation du virus de la Covid-19 depuis la mi-novembre, alors que l’épidémie de grippe n’a pas encore débuté.

On rappelle les deux mesures essentielles de prévention :

1/ La vaccination

A ce jour, le taux de vaccination des personnes à risque est inférieur à ce qui était observé la saison précédente à la même période. Il importe donc de redynamiser la campagne de vaccination afin de protéger les plus vulnérables.

Pour les Etablissements, un guide pour organiser la campagne est à disposition :

2/ Les Mesures barrières et en particulier le port du masque

  • Le port du masque est recommandé à tous dès l’apparition de symptômes évocateurs
  • Le port du masque doit être systématique pour les personnes à risque, lorsqu’elles sont en présence de personnes symptomatiques, particulièrement dans les lieux les plus à risque de transmission et de contamination, à savoir dans les transports, des lieux clos très fréquentés et dans les lieux de soin.
  • Le port du masque peut être exigé pour tous, chez les professionnels et les visiteurs dans les établissements de santé, divers lieux de soins et établissements et services médico-sociaux.

Pour en savoir plus : Recommandations en matière de port du masque chez les professionnels de santé, en Etablissement de soins et établissement et services médico-sociaux :    

Une campagne de vaccination est organisée à l'automne 2023. Il est possible de vous faire vacciner à partir du 2 octobre. Il sera également possible de se faire vacciner en même temps contre la Covid et la grippe saisonnière à partir du 17 octobre.

Il est vivement recommandé aux personnes à risques de développer des formes graves de Covid-19 de recevoir cette vaccination afin de maintenir leur immunité à un niveau élevé. La vaccination ne vous coûtera rien car elle est prise en charge à 100% pour tous.

Qui est concerné par cette campagne ?

Il est fortement recommandé aux personnes les plus à risque de développer une forme grave de recevoir une dose de vaccin à l'automne sur le modèle de la campagne de vaccination contre la grippe saisonnière.

Notamment aux :

  • Personnes âgées de 65 ans et plus
  • Personnes (nourrissons à partir de 6 mois, enfants adolescents et adultes) atteinte de comorbidités ayant un risque plus élevé de forme grave de la maladie (hypertension artérielle compliquée, problèmes cardiaques, vasculaires, hépatiques, rénaux, pulmonaires, diabète, obésité, cancers, personnes transplantées, personnes atteintes de trisomie 21 ou de troubles psychiatriques ou de démence)
  • Personnes immunodéprimées
  • Femmes enceintes
  • Résidents en établissements d'hébergements pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) et unité de soins de longue durée (USLD)
  • Personnes à très haute risque de forme grave selon chaque situation médicale individuelle et dans le cadre d'une décision partagée avec les équipes soignantes
  • Personnes vivant dans l'entourage ou en contacts réguliers avec des personnes immunodéprimées et vulnérables, y compris les professionnels des secteurs sanitaire et médicosocial

Il est également recommandé la vaccination pour :

  • Les étudiants et professionnels des secteurs sanitaires (exerçant en établissement ou libéraux)
  • Les étudiants et professionnels des services de secours et d'incendie (notamment les sapeurs-pompiers professionnels et bénévoles)
  • Les professionnels en contacts réguliers avec des personnes immunodéprimées ou vulnérables

Le délai à respecter

Le délai à respecter après la dernière injection ou la dernière infection par le COVID-19 est de 6 mois minimum.

Quels sont les lieux de vaccination ?

Pour les résidents en USLD et EHPAD, la vaccination est organisée par l'établissement.

Pour les personnes ciblées par les recommandations mais également les personnes vivants en résidence autonomie ou résidence services, la vaccination peut être réalisée en ville :

  • En pharmacie
  • Auprès d'un médecin
  • Auprès d'un infirmier
  • Auprès d'un chirurgien-dentiste
  • Auprès d'une sage-femme

Pour aller plus loin :

Information grand public : Je suis un particulier - Ministère de la Santé et de la Prévention (sante.gouv.fr)

Information destinée aux professionnels de santé, médico-social: Je suis un professionnel de santé, du médico-social et du social - Ministère de la Santé et de la Prévention (sante.gouv.fr)

Pour tous : les recommandations de la Haute Autorité de santé (HAS) du 23 février 2023

Des gestes barrières simples pour se protéger soi et protéger les autres afin de limiter la propagation du virus :

  • Se laver les mains régulièrement les mains ou utiliser une solution hydro alcoolique
  • Tousser ou éternuer dans son coude ou dans un mouchoir
  • Se moucher dans un mouchoir à usage unique puis le jeter
  • Eviter de se toucher le visage
  • Saluer sans serrer la main et arrêter les embrassades
  • Aérer les pièces 10 minutes, 3 fois par jour

Dès l’apparition des symptômes évocateurs, il est fortement recommandé d’appliquer les gestes barrières et mesures de prévention individuelles suivants :

  • Porter un masque chirurgical en présence d’autres personnes,
  • Favoriser le télétravail dans la mesure du possible,
  • Ventiler ou aérer les locaux,
  • Effectuer une hygiène des mains très régulièrement, à l’eau/savon ou par friction hydro-alcoolique,
  • Dès l’apparition des premiers symptômes, informer et éviter les contacts rapprochés avec les personnes fragiles, et respecter l’ensemble des mesures précitées.

Il est possible de se faire tester en pharmacie ou dans un laboratoire de biologie médicale. Il peut également être réalisé un autotest disponible chez son pharmacien.

Si le résultat de son test est négatif, il faut rester prudent et continuer d’appliquer rigoureusement les gestes barrières et autres mesures universelles d’hygiène respiratoire pendant 6-8 jours à partir de l’apparition des symptômes. Si possible, il faut privilégier le télétravail et réduire ses contacts, notamment avec les personnes ayant des risques de développer des formes graves.

Quels sont les tests disponibles pour les enfants ?

Les enfants peuvent réaliser les mêmes tests que les adultes. Les modalités de prélèvement peuvent néanmoins être différentes. Il est en effet possible de faire tester les enfants grâce à des tests RT-PCR sur prélèvement salivaire en laboratoire de biologie médicale ou des tests antigéniques sur prélèvement nasal en pharmacie, ce qui renforce l’acceptabilité de ces tests en limitant le caractère invasif de ces derniers.

Enfin, il est également possible d’effectuer des autotests dans les conditions prévues par la notice.

Les tests sont-ils remboursés par la sécurité sociale ?

L’Assurance maladie prend en charge une partie des frais liés aux tests de dépistage (antigénique et RT-PCR) du Covid-19 de tous ses assurés sans prescription.

Comme pour toute autre prestation prise en charge par l’Assurance maladie, ce remboursement partiel s’effectue par le biais d’un ticket modérateur, dont le montant à charge de l’assuré dépend du professionnel de santé réalisant le test :

  • 30 % pour les médecins, les pharmaciens, chirurgiens-dentistes et les sages-femmes,
  • 40 % pour les infirmiers et les masseurs-kinésithérapeutes ainsi que pour les autres professionnels de santé quand le test est réalisé en laboratoire.

Le remboursement de ces tests continue à s’effectuer sans prescription initiale.

Pour la très grande majorité des assurés qui disposent d’une couverture complémentaire, ce ticket modérateur est intégralement et obligatoirement pris en charge. Le ticket modérateur est entièrement pris en charge pour les bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire également.

Afin de continuer à protéger les populations les plus fragiles qui restent les plus exposées à des formes sévères malgré l’amélioration de la situation sanitaire, une prise en charge intégrale est maintenue pour les personnes suivantes, ainsi que pour les professionnels de santé, et ce même en l’absence de prescription :

  • Les patients en affection longue durée (ALD),
  • Les personnes de 65 ans et plus,
  • Les mineurs,
  • Les professionnels des secteurs médicaux et médico-sociaux, sur présentation d’un justificatif attestant de leur statut,
  • Les personnes bénéficiant d’une exonération au titre de l’assurance maternité,
  • Les personnes faisant l’objet d’un dépistage collectif.

Il n’est pas nécessaire de présenter un justificatif pour bénéficier du remboursement partiel de l’Assurance maladie sur les tests de dépistage de Covid-19. Par ailleurs, le remboursement de ces tests continue à s’effectuer sans prescription.

Toutefois, les personnes éligibles à une prise en charge totale (voir ci-dessus) devront effectivement présenter un justificatif attestant de leur situation. La vérification sera effectuée sur place le jour du test par le professionnel de santé.

Vous avez été en contact avec une personne testée positive au Covid-19, il est vous recommandé de suivre certaines consignes sanitaires :

  • Respecter les gestes barrières,
  • Porter un masque,
  • Eviter le contact avec les personnes fragiles et à risque,
  • Réaliser un test de dépistage en cas d'apparition de symptômes du Covid-19.

Si votre test de dépistage est positif :

  • Dans le cas d'un auto test positif : confirmez le résultat par un test RT-PCR
  • Dans le cadre d'un test antigénique positif : confirmez le résultat par un test RT-PCR dans les 24 heures
  • Dans le cadre d'un test RT-PCR positif : voir rubrique Que faire en cas de test positif ?

Si votre test de dépistage est négatif

Il est recommandé de surveiller l'éventuelle apparition de symptômes et de réaliser un test de dépistage antigénique ou un test RT-PCR sans délais en cas de symptômes.

Si la personnes cas contact est un enfant de moins de 12 ans, les consignes sont les mêmes que celle des adultes. Pour les enfants de moins de 3 ans, seul le test antigénique ou RT-PCR est recommandé.

Afin de se protéger et protéger les autres, il est important d'éviter le contact avec les personnes fragiles, de prévenir son entourage, de contacter son médecin, de respecter les gestes barrières et de surveiller son état de santé.

Les cas contacts

Dans ce cas, il faut prévenir sa famille, son entourage et les personnes croisées : dans les 48 heures avant l'apparition des symptômes du Covid-19 ou dans les 7 jours avant le test positif en l'absence de symptôme.

Il n'y a pas d'obligation d'isolement, ils ne seront pas contactées par l'Assurance maladie.

Ces personnes doivent surveiller leur état de santé (température, symptômes…)

Surveiller son état de santé et consulter son médecin traitant

Contacter son médecin traitant sans délai afin d'obtenir une consultation médicale, celle-ci pourra se dérouler en présentiel ou en téléconsultation. Celui-ci évaluera l'importance des symptômes et assurera le suivi tout au long de la maladie.

En général, la guérison intervient entre quelques jours et 2 à 3 semaines avec du repos.

Il faut contacter son médecin traitant en cas d'évolution des symptômes, de symptômes inhabituels, en cas de doute sur un traitement ou pour tout autre problème de santé.

En cas de difficultés à respirer, il faut appeler immédiatement le 15 (ou le 114 pour les personnes sourdes ou malentendantes).

Appliquer les gestes barrières

Depuis le 1er février 2023, l'isolement systématique pour les personnes testées positives n'est plus obligatoire et l'Assurance maladie ne contacte plus les personnes testées positives au Covid-19, ni leur cas contact dans le cadre du contact tracing.

Cependant, il reste fortement recommandé aux personnes testées positives, ainsi qu'aux personnes ayant été exposées à une personne contagieuse et susceptibles de développer la maladie, d'éviter le contact avec les personnes fragiles.

Les gestes barrières à adopter :

  • Se laver les mains régulièrement ou utiliser une solution hydro alcoolique
  • Tousser ou éternuer dans son coude ou dans un mouchoir à usage unique
  • Eviter de se toucher le visage
  • Respecter une distance d'au moins 2 mètres avec les autres
  • Porter un masque de protection (chirurgical ou FFP2)
  • Limiter au maximum les contacts avec les autres
  • Aérer chaque pièce le plus souvent possible, au minimum 10 min toutes les heures

Arrêt de travail

En cas de symptômes du Covid-19 et que l'état de santé ne permet pas de travailler, le médecin traitant prescrit un arrêt de travail. Depuis le 1er février 2023, le dispositif d'indemnisation dérogatoire des arrêts de travail créé dans le cadre de la crise sanitaire liée au Covid-19 n'existe plus. Vous ne pouvez plus demander un arrêt de travail dérogatoire sur le site de l'Assurance maladie, seul votre médecin traitant peut prescrire un arrêt de travail.

Comme tout arrêt de travail, il faut le transmettre dans les 48h à la caisse d'assurance maladie et, si vous êtes salarié, à votre employeur.

Le Covid-19 est une maladie dont les signes disparaissent dans la plupart des cas en 2 à 3 semaines. Toutefois, certains malades peuvent encore ressentir des symptômes au-delà de 4 semaines après l’infection. Pour les cas les plus complexes, des cellules départementales de coordination ont été mises en place en afin d'accompagner les médecins et les patients.

Qu'est-ce que le Covid long ?

On parle de «Covid long» lorsque, après avoir été infectée, la personne souffre encore de symptômes initiaux ou survenus secondairement pendant plus de 3 mois sans que ceux-ci soient liés à une autre pathologie.

Les symptômes prolongés du Covid-19 sont nombreux et très divers d’une personne à l’autre ou que l’on soit adulte ou enfant. Ils peuvent concerner tous les organes.

Il peut s’agir de :

  • signes et symptômes « généraux» : fatigue durable, douleurs, maux de tête, faiblesse musculaire, essoufflements, problèmes cutanés, anxiété, troubles du sommeil, « brouillard mental », troubles de la mémoire et de la concentration, dénutrition, tachycardie, douleurs thoraciques, troubles dysautonomiques…
  • signes neurosensoriels : perte du goût et/ou de l’odorat persistante,
  • complications : de formes viscérales, rénales, digestives, pulmonaires ou neurologiques, nutritionnelles, notamment à l’issue d’une hospitalisation en réanimation.

Chez les enfants, les symptômes prolongés ne doivent pas être confondus avec ceux du syndrome inflammatoire multi-systémique pédiatrique (PIMS) post infection Covid-19 qui nécessite une prise en charge en urgence.

Le PIMS se traduit 2 à 8 semaines après l’infection par :

  • une fièvre élevée souvent supérieure à 39°C avec frissons et pâleur,
  • un très mauvais état général (fatigue extrême, perte d’appétit),
  • des problèmes digestifs très fréquents (douleurs abdominales, diarrhée, nausées, vomissements).

Si vous êtes atteint d’un ou plusieurs symptômes persistants dans les suites d'une infection liée au Covid-19, l’Agence régionale de santé vous invite à prendre en priorité rendez-vous auprès de votre médecin traitant pour un bilan médical. Il s’assurera que vos symptômes sont bien en lien avec le Covid-19. Dès le diagnostic médical posé, votre médecin sera en mesure de vous proposer un parcours adapté et gradué selon l’importance de vos symptômes

Pour en savoir plus, consultez la page dédiée à la prise en charge des situations les plus complexes.