Centre-Val de Loire

Communiqué sur le Projet régional de santé (PRS)

Communiqué de presse
Visuel
visuel projet regional de santé
Des médias locaux indiquent que le Projet régional de santé de la région Centre-Val de Loire est "refusé en bloc" et "semble faire l’unanimité contre lui". L’ARS Centre-Val de Loire s’étonne de tels propos, qui ne correspondent en rien à la réalité et d’affirmations pour lesquelles la presse locale n’a pas cherché à obtenir des informations de l’ARS.
Corps de texte

L’ARS Centre-Val de Loire rappelle que le PRS a fait l’objet d’une large co-construction, conduite sur l’année 2017, associant des centaines de personnes dans des groupes de travail et une consultation citoyenne qui a permis de réceptionner plus de 8 000 réponses.

Un réel travail de fond a été mené au sein de la Conférence régionale de la santé et de l’autonomie (CRSA) et d’une instance spécifique à laquelle faisaient partie : le Président et les vice-Présidents de la CRSA, le Conseil régional, les six Conseils départementaux, deux représentants des Maires, l’Assurance maladie, le SGAR, le Collégium santé et l’Espace Ethique Régional.

Au-delà de l’avis du CESER, plusieurs avis favorables ont d’ores et déjà été émis par :
· le Conseil de surveillance de l’ARS, (12 mars), à l’unanimité ;
· la CRSA, à la quasi-unanimité (28 mars). La CRSA a accompagné son avis de propositions complémentaires qui sont à l’étude, et que l’ARS prendra largement en compte dans la version définitive du projet ;
· le Conseil départemental de Loir-et-Cher ;
· les Conseils départementaux de la Citoyenneté et de l’autonomie de Loir-et-Cher et du Loiret

D’autres avis sont attendus au cours des semaines à venir.

Si le CESER a émis hier un avis négatif sur le PRS – avis uniquement consultatif – celui-ci repose sur des considérations inexactes, concernant notamment les MSP.

Le PRS ne pose aucune contrainte et aucun handicap supplémentaire pour la création d’une MSP mais indique que "l’objectif est de s’approcher de MSP composées d’au moins 10 professionnels de santé avec a minima 4 Equivalents temps plein (ETP) de médecins généralistes et 4 ETP de paramédicaux dont au moins 2 Infirmiers diplômés d’Etat (IDE)".

Ces éléments sont donc des objectifs et des préconisations qui correspondent exactement à ce qui est déjà inscrit dans le cahier des charges des Contrats de Plan signés entre l’Etat et la Région : "la MSP doit proposer a minima un noyau dur de 2 médecins et 2 paramédicaux (dont 1 infirmier), avec l’objectif de tendre vers un socle de 4/5 médecins et 3/4 paramédicaux dont 1 masseur-kinésithérapeute".

Le PRS ne modifie donc en rien les conditions de création d’une MSP mais rappelle les objectifs visant à implanter sur le territoire régional des structures pérennes et efficaces. Ces objectifs correspondent en outre aux attentes des jeunes médecins eux-mêmes. Rien n’empêchera donc demain la signature de CPER entre l’Etat et la Région pour la création de MPS de taille diverse.

Pour rappel, 73 MSP sont actuellement ouvertes en région Centre-Val de Loire et 10 sont en projet[1]. L’ARS Centre-Val de Loire entend poursuivre activement l’accompagnement des projets portés sur les territoires, afin d’atteindre l’objectif de 125 MSP d’ici 2022.

[1]L’ARS Centre-Val de Loire accompagne actuellement 17 projets, dont 10 seulement sont à ce jour inscrits au CPER.