Cas de dengue autochtone en métropole : rappel des recommandations de prévention

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Photo d'un moustique tigre

Depuis le 1er mai, date de début de la surveillance annuelle, 26 cas de dengue autochtone ont été signalés en France métropolitaine dans les régions Provence-Alpes-Côte d’Azur et Occitanie. Aucun cas de dengue autochtone n'a été signalé en région Centre-Val de Loire. Rappels de quelques gestes simples pour éviter la prolifération des moustiques.

Depuis le 1er mai, date de début de la surveillance annuelle, 26 cas de dengue autochtone ont été signalés en France métropolitaine dans les régions Provence-Alpes-Côte d’Azur et Occitanie. Pour le moment, aucun cas de dengue autochtone n'a été signalé en région Centre-Val de Loire.  

Qu'est-ce qu'un cas autochtone ? 

On parle de cas autochtones lorsque ces cas surviennent chez des personnes n’ayant pas voyagé en zone de circulation du virus dans les 15 jours précédant l’apparition des symptômes.

Symptômes et traitement 

La dengue est une maladie infectieuse qui se transmet de personne à personne par l’intermédiaire de la piqûre d’un moustique tigre infecté. Le virus de la dengue circule régulièrement dans les départements français des Amériques (Martinique, Guadeloupe, Guyane), dans les iles françaises du pacifique et de l’océan indien.

Les symptômes de la dengue sont le plus souvent de type grippal (fièvre, maux de tête, courbatures) et se manifestent dans les 3 à 14 jours (4 à 7 jours en moyenne) qui suivent la piqure par le moustique. La dengue touche indifféremment les nourrissons, les jeunes enfants et les adultes. Le plus souvent bénigne bien que les symptômes soient parfois très marqués, la dengue peut toutefois se compliquer de formes hémorragiques.

Le traitement est symptomatique, notamment de la douleur et de la fièvre. L’aspirine et les anti-inflammatoires non stéroïdiens sont contre-indiqués du fait du risque hémorragique.

La prévention des piqures et la lutte contre la prolifération des moustiques sont essentielles pour limiter la survenue de foyers épidémiques.

Des gestes simples pour éviter la prolifération des moustiques

1. Éviter la prolifération des moustiques en : 

  • rangeant à l’abri de la pluie tout ce qui peut contenir de l’eau (seaux, arrosoirs),
  • bâchant hermétiquement ou recouvrant d’une moustiquaire les réserves d'eau (fût, bidon, piscine non traitée),
  • vidant régulièrement les soucoupes des pots de fleur,
  • veillant au bon écoulement des gouttières,
  • ramassant les déchets verts qui peuvent devenir des lieux de repos pour les moustiques adultes.

2. Se protéger des piqûres des moustiques en : 

  • portant des vêtements couvrants et amples,
  • utilisant un répulsif cutané, préférentiellement le matin et en soirée, conseillé par un pharmacien, sur les zones de peau découvertes,
  • utilisant des grillages-moustiquaires sur les ouvertures (portes et fenêtres),
  • utilisant les diffuseurs électriques à l'intérieur des habitations et les serpentins insecticides uniquement en extérieur. 
  • utilisant les climatiseurs ou les ventilateurs qui gênent les moustiques, 
  • etc...

3. Consulter immédiatement son médecin traitant en présence de symptômes évocateurs (forte fièvre d’apparition brutale, douleurs musculaires ou articulaires, douleurs oculaires, fatigue, maux de tête), en particulier si un diagnostic de COVID a été écarté et s’ils apparaissent dans les 15 jours qui suivent le retour d’un voyage en zone tropicale.

En parallèle des actions individuelles, des opérations de démoustication sont mises en place par les ARS dès le signalement d’un cas importé ou d’un cas autochtone (la dengue est une maladie à déclaration obligatoire), via des opérateurs régionaux afin de réaliser des traitements de lutte anti-vectorielle et limiter ainsi la propagation de la maladie. 

Pour en savoir plus, vous pouvez lire le communiqué de presse du ministère de la Santé et de la Prévention.