Centre-Val de Loire

Campagne de dépistage du VIH, des hépatites virales et des autres infections sexuellement transmissibles

Actualité
Date de publication
Visuel
Cette année, l’ARS Centre-Val de Loire avec l’appui du COREVIH Centre-Val de Loire s’engage activement dans l’organisation d’une campagne de dépistage annuelle régionale du VIH, des hépatites virales et des autres infections sexuellement transmissibles.
Corps de texte

De nombreuses actions de sensibilisation et de prévention seront ainsi proposées par les acteurs locaux en santé sexuelle et les professionnels de santé de la région Centre-Val de Loire sur l’ensemble des départements avec une semaine dédiée du 2 au 8 décembre 2019.

Cette semaine régionale a pour but de promouvoir auprès de tous les publics, notamment des publics très exposés aux infections sexuellement transmissibles (IST) ou éloignés du soin, l’accès au dépistage du VIH, des IST et des hépatites.

L’organisation de cette semaine s’appuie sur la mobilisation des acteurs locaux : professionnels de santé du territoire, associations, collectivités locales.

Le mot d'ordre de cette semaine est "dépistage, t'es sûr.e de toi ?"

Le meilleur test est celui que l’on fait !
Une semaine pour : informer les personnes exposés et le grand public aux enjeux du dépistage précoce du VIH, des IST et des hépatites virales, pour proposer une offre de dépistage adapter et pour mobiliser de manière large les acteurs du territoire pour promouvoir et faciliter l’accès au dépistage.

Des actions sont proposées tout au long de la semaine vers les publics spécifiques. Ces actions spécifiques sont consultables dans la cartographie des actions mise en ligne.

     

    A l’occasion de l’organisation de cet évènement, une communication dédiée sera réalisée au sein de la région Centre-Val de Loire :

    • communication sur les réseaux sociaux généralistes (Instagram, Facebook) et spécialisés pour les publics homosexuels (Grindr, Hornet),
    • affichage spécifique pour la région Centre-Val de Loire avec les lieux de dépistage,
    • diffusion d’une campagne vidéo à destination du  grand public et hommes ayant des relations sexuelles avec les hommes.
      Cliquer ici pour découvrir les vidéos.

    Cet évènement s’inscrit à la fois dans la Stratégie nationale de santé sexuelle ainsi que dans le Plan priorité prévention.

    Parmi les 26 actions prioritaires de la feuille de route 2018-2020 de la Stratégie nationale de santé sexuelle, figure l’organisation d’une campagne annuelle de dépistage du VIH, des hépatites virales et des autres IST.

    L’ambition poursuivi par la stratégie nationale de santé sexuelle est de mettre fin à l’épidémie de sida d’ici à 2030 avec :

    • zéro nouvelle infection à VIH, zéro décès lié au Sida et zéro discrimination,
    • éliminer les épidémies d’IST en tant que problèmes majeurs de santé publique,
    • garantir l'accès à une prise en charge rapide de l'ensemble des personnes vivant avec le VIH.

    Les objectifs liés à cette campagne de dépistage :

    • faire connaitre les enjeux du dépistage précoce et répété du VIH, des IST et des hépatites virales auprès du grand public,
    • faciliter l’accès au dépistage des publics très exposés au risque d’IST et de ceux qui restent éloignés des dispositifs de dépistage mis en place,
    • améliorer la visibilité des centres de dépistage,
    • réduire les retards au dépistage du VIH, des IST et des hépatites virales,
    • créer une dynamique de long terme entre les acteurs de la prévention et du dépistage sur les territoires.

    Cette semaine de dépistage est ainsi l’occasion de réaffirmer la place et l’importance du dépistage comme rappelé dans les recommandations de la Haute Autorité de Santé avec quatre principes majeurs :

    • répétition du dépistage,
    • diversification (sérologie, TRODs et autotests),
    • combinaison,
    • au plus près des publics les plus exposés.

    Les enjeux liés au dépistage sont nombreux et sont marqués notamment par des chiffres significatifs.

    Au niveau mondial

    Selon les données produites par UNAIDS (ONU SIDA), en 2018, 37,9 millions de personnes vivaient avec le VIH (dont 1,7 millions âgées de moins de 15 ans).

    Alors que l’épidémie amorce une baisse importante en Afrique avec une diminution de près de 40 % des cas entre 2000 et 2017, l’épidémie est marqué par une augmentation de plus de 60 % des nouvelles infections en Europe de l’Est et en Asie centrale

    Dans le monde, 1,7 million de personnes ont été nouvellement infectées par le virus en 2018. Soit environ 5 000 nouveaux cas par jour.

    Il y a une impulsion forte de UNAIDS (ONUSIDA) pour mettre fin à l’épidémie de sida comme menace de santé publique d’ici à 2030 dans le cadre des objectifs de développement durable :

    • Objectifs des 90-90-90 en 2020
      90 % des personnes vivant avec le VIH connaissent leur statut sérologique. 90% de toutes les personnes infectées par le VIH dépistées reçoivent un traitement anti rétroviral durable et 90 % des personnes recevant un traitement antirétroviral ont une charge virale durablement supprimée.
    • Objectifs des 95-95-95 en 2030

    Au niveau national

    Les dernières données de 2018, publiées par Santé Publique France montrent un recul du VIH en France : le nombre de personnes ayant découvert leur séropositivité au VIH diminue de manière significative par rapport à 2017 (- 7 %).

    Néanmoins, 173 000 personnes vivent avec le VIH en France  dont une part estimée  entre 20 000 et 30 000  personnes qui ignorent leur séropositivité.

    6 200 personnes ont découvert leur séropositivité VIH en 2018, dont 56 % ont été contaminées par rapports hétérosexuels et 40 % lors de rapports sexuels entre hommes.

    Près d’un tiers des découvertes de séropositivité sont tardives.

    Certes, la France est un pays à faible endémicité pour le VIH, l’hépatite C et l’hépatite B dans la population générale adulte mais le recours au dépistage apparaît comme encore insuffisant avec près de:

    • 14 % des personnes qui ignorent leur séropositivité au VIH
    • 43 % des personnes qui ignorent leur séropositivité à l’hépatite C
    • 55 % des personnes qui ignorent leur séropositivité à l’hépatite B

    Par ailleurs, les IST figurent parmi les cinq motifs les plus fréquents de consultation chez les adultes avec des cas en augmentation depuis les années 1990 concernant le nombre d’infections à gonocoque (+70% entre 2015 et 2017), plus particulièrement dans la classe d’âge des 15-24 ans et les infections à chlamydia avec une hausse de 15% entre 2015 et 2017.

    Au niveau régional

    En 2018, la région Centre-Val de Loire, avec 61 sérologies VIH effectuées pour 1 000 habitants disposait du taux le plus bas parmi les régions métropolitaines. Parallèlement, en 2018, la région Centre-Val de Loire détenait la proportion de sérologies positives au VIH (2,7 par 1 000 sérologies réalisées) la plus élevée en France Métropolitaine après la région Ile-de-France.

    L’augmentation du nombre de découvertes de séropositivité reflète des pratiques de dépistage particulièrement ciblées vers les publics à risque mais peut également être révélatrice d’une épidémie cachée particulièrement importante.

    En région, en 2018 sur 278 personnes qui découvre leur séropositivité, environ un tiers l’étaient à un stade avancé.

    En matière d’infections sexuellement transmissibles, le taux de dépistage syphilis est inferieur en région Centre-Val de Loire (29,2 pour 1 000 habitants) à celui observé au niveau national (37 pour 1000 habitants), même constat pour le dépistage Chlamydia avec un taux de dépistage de 28,4 pour 1000 habitants en région Centre-Val de Loire et 38,1 pour 1000 habitants en France métropolitaine.

    Au regard de ces éléments, les efforts de sensibilisation au dépistage du VIH, des hépatites et autres infections sexuellement transmissibles doivent être poursuivis. L’organisation de la campagne de dépistage représente un moment propice.

    Dépistage grand public

    La semaine de dépistage s’adresse à la fois aux publics les plus exposés mais est également à destination du grand public qui est aussi concerné par cet évènement avec de nombreuses actions proposées en ce sens.

    Il est important de rappeler que le mode de contamination VIH reste majoritairement hétérosexuel.

    Ainsi, la part des contaminations hétérosexuelles est en augmentation depuis 2015 avec 63,6 % des contaminations recensées en 2018.

    Dépistage public à risques

    En plus de la promotion du dépistage au auprès du grand public, il est nécessaire de poursuivre les actions en direction des populations les plus exposées au VIH, hépatites et IST avec une approche ciblée.
    En ce sens, des actions sont également proposées tout au long de la semaine vers les publics spécifiques. Ces actions spécifiques sont consultables dans la cartographie des actions mise en ligne.
     

    A qui s'adresser ?

    Un médecin généraliste, un gynécologue ou une sage-femme peuvent vous conseiller et vous prescrire un test de dépistage des IST. Vous pouvez aussi vous rendre dans un CeGIDD (Centre gratuit d'information, de dépistage et de diagnostic), ils proposent une offre de prévention et de dépistage, notamment auprès des personnes les plus vulnérables vis-à-vis de ces infections ou encore dans un CPEF (Centre de planification et d’éducation familiale).

    Localisez le centre le plus proche de chez vous

    Département du Cher (18)

    • CeGIDD du Cher - 145 av. Mitterand - 18000 Bourges - Tél. : 02.48.48.47.87 

    Département d'Eure-et-Loir (28)

    • Hôpital Victor Jousselin-Dreux  - 44 av. John Kennedy  - 28100 Dreux - Tél. : 02.37.51.77.04
    • Centre Hospitalier de Chartres Hôtel Dieu - Tél.: 02.37.30.31.06 

    Département de l'Indre (36)

    • Centre Hospitalier de Châteauroux - 216 av. de Verdun - 36000 Châteauroux - Tél. : 02.54.29.66.78

    Département d'Indre-et-Loire (37)

    • CeGIDD Tours - 5 rue Jehan Fouquet 37000 Tours - Tél.: 02.47.66.88.41

    • Centre Hospitalier du Chinonais - Tél: 02.47.66.88.41

    Département de Loir-et-Cher (41)

    • Centre Hospitalier Simone Weil CeGIDD - 41000 Blois - Tél. : 02.54.55.67.69
    • Centre Hospitalier de Vendôme - Tél. : 02.54.23.36.96
    • Centre Hospitalier Romorantin Lanthenay - Tél.: 02 54 55 67 69 

    Département du Loiret (45)

    • CeGIDD 45 Orléans 1 rue Porte Madeleine 45000 Orléans - Tél. : 02.38.74.45.54
    • CeGIDD Montargis - Tél: 02.38.28.00.14
    • Centre Hospitalier Pierre Dezarnaulds - Tél. : 02.38.29.40.40